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cinéma

Capitaine Achab

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La mère d'Achab meurt à sa naissance le laissant seul avec un père lequel préfère le confier à sa soeur avant de se décider à le reprendre à ses côtés dans sa demeure forestière. Lorsque son père est tué en surprenant la femme qu'il aime dans les bras d'un autre, Achab retourne chez sa tante dont le prétendant le traitera avec brutalité. Avec pour tout souvenir une Bible héritée de sa mère, l'enfant prend la route et, de bonnes en mauvaises rencontres, finira par rejoindre la mer et devenir capitaine et chasseur de cétacés, meurtri par un cachalot blanc gigantesque qu'il se jure de poursuivre sur toutes les mers du globe.

 

Figure quasi mythique du roman Moby Dick, le capitaine Achab fascinait Philippe Ramos dont le film tente d'imaginer une vie au personnage créé par Herman Melville. Cinq chapitres et autant de rencontres marquantes, toutes filmées au plus près de ses personnages, composent le récit, évacuant ainsi toute tentation ample et héroïque au profit d'une intériorité soigneusement calculée. Peu de dialogues jalonnent ainsi un film qui se regarde comme on tournerait un livre d'images, glissant d'une scène à l'autre avec autant de fluidité que d'ellipses bien dosées. Au gré de ses rencontres, on devine ainsi la manière dont se forme la personnalité complexe d'Achab entre obsessions, grandiloquence biblique et blessures intérieures. Volontiers détaché de toute emphase et de toute empathie avec les personnages ce Capitaine Achab tient donc autant de l'expérience cinématographique que d'une tentative de brosser le tableau d'une figure complexe. Le travail rétro des scènes, le jeu presque détaché des comédiens et la minutie des costumes et des décors parachevant un film singulier et prenant, pour peu qu'on en accepte les partis-pris.

 

Publié le 12/02/2008 Auteur : Guillaume B.


Mots clés : cinéma