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théâtre

ÉCHO

Comment mettre un terme définitif et universel à nos chagrins d’amour ? Châtiée par la déesse Héra, la nymphe Écho perd la maîtrise de sa voix. Éprise de Narcisse, elle est pourtant condamnée à répéter les phrases d’amour que le jeune homme s’adresse à lui-même.

Alors, « tout son sang s’évapore — dit d’elle le poète Ovide — il ne lui reste que la voix et les os ; sa voix s’est conservée ; ses os ont pris, dit-on, la forme d’un rocher » qui « répond quand on l’appelle ».

Avec Écho, Vanasay Khamphommala se tente d’en finir une fois pour toutes avec le chagrin d’amour, d’en finir avec la souffrance qu’il suscite, mais aussi avec la questionnable universalité qu’on lui prête. Entourée de la cantatrice Natalie Dessay, de la dominatrice Caritia Abell, du comédien Pierre-François Doireau, du compositeur Gérald Kurdian, du dramaturge Théophile Dubus et du philosophe Paul B. Preciado, elle propose d’autres histoires et d’autres issues — post-genre et post-coloniales : comment aimerions-nous dans une culture où le mythe d’Écho n’aurait pas existé ? Les réponses passent ici par l’opéra ou la sitcom, par un « bal des mortes d’amour » (de Didon à Lady Di, en passant par Dalida) ou un rituel d’exorcisme laotien.

Normalienne, agrégée d’anglais, élève de la Maîtrise de Bretagne et du Cours Florent, Vanasay Khamphommala est comédienne, chanteuse, performeuse et metteure. Dramaturge permanente puis artiste associée au Centre dramatique de Tours depuis 2018, elle a notamment monté la performance L’Invocation à la muse, créée à Avignon en 2018, Orphée aphone, en 2019, Monuments hystériques, montré à la Halle aux grains en 2020. elle est actuellement artiste compagnon du Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine.

Publié le 02/11/2022


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